Vertige de l’invisible
1989-1990
Technique : Film argentique noir et blanc infrarouge
D’une éternité figée, d’un monde de cimetières et de tombes, Mélody Seiwert fait surgir comme par enchantement le vivant. Ce n’est pas pour le simple plaisir de manier un paradoxe esthétique facile, mais pour que jaillissent, plus actuelle et plus floue que jamais, la transparence de l’image ; une image qui n’est ni la vie ni la mort de la matière, mais une sorte de plainte douloureuse, l’écho sensible et à jamais fixé d’une vie qui se meurt.
René fix